19 juin 2008

Château Médiéval de Commequiers - Commequiers - Vendée

Construit dans la seconde moitié du XVème et XVIème siècle par Louis de Beaumont, le château de Commequiers, maintenant propriété de la commune a été comme la plupart des château du Bas Poitou démantelé sur ordre du Cardinal Richelieu en 1628, 6 ans après la défaite de Soubise à Notre Dame de Riez et Saint Gilles. Il était alors la propriété des La Trémoille, grands seigneurs protestants. La régularité des brèches pratiquées dans ses murs montre bien qu'il est fait l'objet d'une destruction délibérée.

De formes octogonal, il conserve ses 8 tours rondes presque également séparées par des courtines.





On ignore l'emplacement de l'enceinte primitive. J-L Sarrazin n'exclut pas qu'elle ait été construite au XIème siècle, en même temps que la Chaize le Vicomte et Tiffauges, sur l'initiative du Vicomte de Thouars dont le pouvoir s'étendait sur tout le nord de l'actuelle Vendée.





Durant tout le moyen-age, les seigneurs de Commequiers exercèrent leur influence administrative et juridictionnelle sur un vaste territoire. H. Renaud nous donne une idée précise de l'étendue de la seigneurie : « pendant tout le moyen-age, Commequiers formait une baronnie ayant haute, moyenne et basse justice. Cette juridiction s'étendait sur les paroisses de Commequiers, Soullans, St Christophe du Ligneron, St Paul Mont Penit, Maché, les Habites, le Perrier qui relevait en tout ou en partie, directement ou par appel. Les châtellenies qui dépendaient de Commequiers étaient celles de la Mothe Fouquerand, le Soullandeau, la Morinière, la Verrie, le Verger, et Avau qui, particularité curieuse, avait le droit d'imposer l'étalon de ses mesures à toute la paroisse et même au château dont elle relevait ». Les sources de cet auteur ont toutes chances d'être particulièrement documentés du fait que sa famille originaire d'Apremont remonte au XIIème.





Le nom de beaucoup de seigneurs de Commequiers nous est parvenu. Urvoy de Commequiers, fin du Xème début du XIème est le premier connu.

22 mars 2008

Le Cargo Artémis échoué aux Sables d'Olonne - Vendée

Les touristes affluent en masse pour voir cette nouvelle attraction des Sables d'Olonne.


"Les Sables d'Olonne, quand vous y aurez goûté, vous ne pourrez plus les quitter"... Ouest France (12/03/08) détourne avec humour une publicité pour vanter les attraits touristiques de la plage. Le cargo échoué attire du monde et il devient une véritable attraction. Même si elle est inquiète à propos des dégradations dues aux tentatives de remorquage (les tranchées creusées par les pelleteuses risquent de détériorer le système Ecoplage), la mairie communique à ce sujet avec un autre clin d'oeil humoristique : "Sable fin... Accueil mondialement reconnu des marins" (lessablesdolonne.maville.com). Un impératif toutefois : que la plage soit "nickel" avant la saison touristique. Les commerçants se frottent les mains pendant la saison morte mais ne veulent pas déchanter quand viendra l'été.




La tempête, annoncée par Météo France, a frappé l'ouest de plein fouet lundi matin. Conséquence peu banale du mauvais temps : un cargo s'est échoué sur la plage des Sables d'Olonne. L'Artémis, un bateau néerlandais de 88 mètres, n'aura pas résisté aux vagues de plusieurs mètres formées au large de la Vendée. A son bord, sept marins, qui ont heureusement tous été secourus. Le remorqueur d'assistance Abeille-Languedoc doit intervenir dans l'après-midi pour tenter de déséchouer le navire. En attendant, les plus curieux bravent le vent et la pluie pour voir la scène de plus près.
La tempête fait rage dans tout l'ouest du pays.





Les différentes tentatives de remorquage du cargo Artémis se sont soldées par des échecs. Mardi soir, le nouvel essai de déséchouement a avorté à la suite d'une rupture du câble entre le cargo et le remorqueur d'assistance Abeille-Languedoc, chargé de l'opération. Une nouvelle tentative devait avoir lieu ce mercredi matin mais elle a été annulée à nouveau. Cette fois, c'est le câble en acier, choisi pour être plus résistant, qui s'est révélé être trop lourd. Quant aux tractopelles chargés de désensabler l'Artémis, ils ont dû être évacués pour ne pas être submergés.

Une quatrième tentative de déséchouement, celle de la dernière chance, est programmée à la marée haute ce mercredi soir. Des tractopelles vont à nouveau creuser une sorte de chenal de deux mètres de profondeur sur la plage, déplaçant quelque 7.000 mètres3 de sable, pour faciliter la sortie du cargo. En cas de nouvel échec, l'Artémis resterait sur place plusieurs semaines jusqu'aux prochaines grandes marées, prévues les 7 et 8 avril prochains.





La ville des Sables-d'Olonne s'est inquiétée mardi de voir sa grande plage dégradée avant la saison touristique par la présence de ce géant de cargo de 88 mètres de long qui a été pris dans la tempête qui a frappé le nord-ouest de la France lundi. Le maire, Louis Guédon, a même fait constater par huissier l'état de la plage avant et après les opérations. Il a aussi menacé de faire découper le cargo pour l'évacuer s'il n'arrivait pas à retrouver la mer. Reste que l'Artémis est devenu un objet de curiosité pour les badauds, une aubaine pour les commerçants.


D'autres clichés, ici :
le Cargo Artémis

08 février 2008

Dolmen des Pierres-Folles - Commequiers - Vendée




Du dolmen de type Angevin, il ne reste que trois pierres dans leur position initiale.
Cet ensemble de douze pierres formait une galerie continue en forme de voûte.



Sur la table du dolmen (j'ai pas de photo désolé...)on peut apercevoir le pas de la Vierge.
Dans son vol rapide, Marie, à la poursuite de Satan, appuie l'un de ses pieds sur la grande table du dolmen des Pierres-Folles ; la pâte quartzeuse s'amollit et l'empreinte y resta gravée à 0,05cm de profondeur, comme preuve de son passage. Cette empreinte, qui se voit encore, se nomme le pas de la Vierge : elle a la forme d'un pied de 19cm de longueur.




Selon une légende, les paysans qui voulurent abattre le mégalithe virent leurs récoltes de blé dispersées par un grand vent d'orage.

C'est promis, nous reviendrons à Commequiers, et cette fois je pense que l'on découvrira le château...

01 février 2008

Centre minier de Faymoreau - Faymoreau - Vendée

En 1827, le sabotier Jean Aubineau, découvre du charbon au lieu-dit "La Blanchardière", à Marillet, près de Faymoreau, en creusant un puits près de sa maison.





De là commence pour le bassin minier de Faymoreau une grande aventure qui durera 130 ans.

Quelques années après la découverte du charbon, le problème du transport et des débouchés incite la Société des Mines à construire, en 1836, une verrerie pour consommer sur place le minerai, destiné à alimenter les fours. Celle-ci produit des cloches de jardin et jusqu'à un million de bouteilles par an, avec plus de 80 ouvriers.

Le nombre de puits en exploitation augmente, la Société des Mines construit alors des logements pour les verriers et les mineurs, des bâtiments administratifs, des écoles et une chapelle. La cité ouvrière prend forme.

En 1869, le directeur Pierre Bally, obtient le passage du chemin de fer pour relier Faymoreau, Puy de Serre et Saint-Laurs à Angers et Niort.

Malgré tout, les résultats de la Société des Mines ne sont pas constants, la crise du phylloxéra dans les vignobles provoque l'arrêt définitif de la verrerie en 1883. La production tombe en dessous de 20 000 tonnes.

La reprise se fait avec la première guerre mondiale qui vient doper la production. Une main-d'oeuvre étrangère importante, polonaise notamment, est embauchée. On extrait 60 000 tonnes de charbon et la commune compte 1 000 habitants.

En 1920, une centrale électrique est bâtie sur un ancien puits. Elle consomme près de 40 % de la production de charbon et alimente le Sud-Vendée en électricité (Faymoreau - Fontenay le Comte - Luçon - Les Sables d'Olonne).

Plus tard, pendant la seconde guerre mondiale, la production s'intensifie de nouveau. Sous l'occupation allemande, la Société est réquisitionnée, un mouvement de résistance se manifeste parmi les mineurs qui comptent de nombreux réfractaires au Service de Travail Obligatoire.

Mais à partir de 1950, la production s'effondre, la centrale électrique ferme, portant un coup fatal aux mines qui ferment définitivement le 28 février 1958.

Le Centre Minier, ouvert en septembre 2000, propose de découvrir cette étonnante aventure à travers 3 visites :

Le musée avec la "descente" dans la mine reconstituée et les salles d'exposition. Le village minier et ses corons. Les vitraux de l'artiste Carmelo Zagari à la Chapelle des Mineurs.

Communauté de Communes Vendée Sèvre Autise

Centre Minier de Faymoreau - 85240 Faymoreau - Tél : 02 51 00 48 48 - Fax : 02 51 00 50 96


http://www.centre-minier-vendee.com/


28 octobre 2007

Tour Plantier - Bois de la chaise - Noirmoutier - Vendée

Avec le début des chemins de fer de Nantes et la mode des bains de mer venue d'Angleterre, les bourgeois ont commencé à affluer à Noirmoutier dès la fin du XIXe siècle et ont logiquement élu domicile dans la fraîcheur du bois de la Chaise, rappelle Anne-Marie Mary, guide touristique sur l'île et organisatrice de promenades sur le thème des «villas du bois».



En 1861 est construite la première maison de bord de mer: la tour Plantier. Difficile de passer à côté de cette demeure atypique en forme de phare, célèbre pour avoir été louée par Jean-Pierre Chevènement et aujourd'hui mise en vente au prix de… 2 millions d'euros!